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| On m'a dit qu'au commencement de l'art, il y avait le regard. Et bien le regard de
Michelle Winckler sait réconcilier la vision et le toucher. Il
aime la matière et scrute la réalité. Et si ses
sculptures sont abstraites, c'est que ses mains, ses yeux sont épris
de liberté, et son cur vibre, jubile peu à peu à
désenfouir des trésors oubliés. Lorsque dans le
dialogue intime elle travaille, comme on pourrait dire elle aime, elle
choisit les matériaux, les fais tinter, et son cur se réjouit
de leur sonorité.Alors commence un mouvement, une danse, et son corps tout entier s'ouvre et s'unit dans un chant nouveau, où raisonnera tel un serment cet accomplissement. Il y a quelque chose de chamanique dans le travail de Winckler, de charnel et de spirituel. Et si la matière garde la trace de cette étreinte elle s'en réjouit. Jusqu'au fond de ses fibres, elle se donne toute entier |
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David
Baly
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